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Belles histoires

3 questions à Frédéric Le Saché, anesthésiste-réanimateur

Aujourd’hui anesthésiste-réanimateur, Frédéric Le Saché se destinait initialement à la chirurgie cardiaque. Au fil de son parcours et de ses rencontres, il a trouvé sa vocation. À 41 ans, il se révèle être un anesthésiste réanimateur passionné ! Enthousiasme pour sa discipline, goût pour le « prendre soin » … Frédéric nous dit tout !

MedZine : En quoi consiste votre métier ?
Frédéric : En tant qu’anesthésiste-réanimateur, je prends en charge des patients opérés, de la consultation du chirurgien jusqu’à leur sortie de l’établissement. Je travaille aussi en réanimation dans le cadre d’une médecine d’urgence (infarctus, embolies pulmonaires etc.) et en médecine péri-opératoire où j’exerce un rôle de médecin généraliste autour d’un acte opératoire : je fais les prescriptions et adapte les médicaments.
C’est un métier où la place de l’écoute est primordiale : au cours d’une anesthésie, le patient ne maîtrise plus rien. Il peut avoir peur de ne pas se réveiller, d’être victime d’une erreur médicale. Nous sommes tous des patients potentiels, il faut donc tout faire pour se projeter, afin d’assurer le confort des usagers, les mettre à l’aise, verbaliser et trouver des solutions. En étant attentif à ses patients, on arrive à dé-complexifier l’anesthésie et à apporter une vision différente.
Dans mon métier, je me demande toujours comment apporter le juste soin : quelles alternatives proposer aux techniques traditionnelles, comment réduire le temps d’hospitalisation, comment améliorer le confort des patients. Par exemple, nous travaillons de plus en plus avec la réalité virtuelle, qui permet de moins sédater les patients et de faciliter leur parcours de soins.

MedZine : Y-a-t-il eu un souvenir marquant dans votre carrière ?
: Le 13 novembre 2015, j’étais de garde au moment des attentats. J’ai été confronté à la prise en charge de très nombreux patients très grièvement blessés par arme à feu. Ce fut un moment fort qui m’a permis de comprendre la force d’une équipe et l’étendue de la solidarité entre soignants. Ce soir-là, nous avons accompli quelque chose ensemble, nous étions tous mobilisés et unis, infirmiers, aides-soignants, chirurgiens, anesthésistes etc. Cela restera un moment complètement à part dans ma carrière, là où mon métier a pris tout son sens.

MedZine : Comment apprend-t-on à composer avec la tragédie au quotidien lorsqu’on est médecin ?
F : Notre force en tant que médecins, c’est le compagnonnage. On observe, on échange beaucoup, on se créé un schéma mental qui aide à faire face. On ne s’habitue jamais aux situations tragiques mais en étant confronté à ses propres limites, on réalise qu’on ne se peut pas avoir de prise sur tout.  Quoi qu’on en dise, c’est l’un des plus beaux métiers qu’il puisse être donné d’exercer. Aujourd’hui, certains médecins et soignants saturent car ils se sentent débordés, isolés dans leur pratique… c’est vrai que cela existe mais ce n’est pas la majorité des cas. Il y a plein de façons d’exercer la médecine. Certes, les études nécessitent une forme de courage et d’abnégation, mais elles débouchent sur un métier unique, au service des autres.

Pour plus d’informations : Clinique Jouvenet, 75016 Paris

 

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