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Belles histoires

Christine : la sophrologie pour apaiser corps et esprit

Infirmière puéricultrice de formation, Christine est devenue sophrologue pour aider ses patients à mieux gérer la douleur liée à la maladie et aux traitements. Dompter l’appréhension, apprendre à mieux respirer, mobiliser ses énergies pour plus d’harmonie… Christine guide ses patients, quel que soit leur âge, vers plus de sérénité. Elle revient pour nous sur son parcours et ses engagements.

MedZine : Qu’est-ce qui vous a poussée à devenir sophrologue ?
Christine Harold : Je travaille en chirurgie pédiatrique auprès d’enfants et de leurs parents depuis 1992. À un moment donné, j’ai constaté qu’outre la médication et la chirurgie, il y avait des besoins plus larges d’accompagnement. Cela concernait surtout la prise en charge de la douleur. Malgré les progrès de la médecine à ce niveau, certaines douleurs et angoisses peuvent demeurer. Or, l’appréhension accentue la douleur. Il ne faut donc pas la laisser s’installer. À titre personnel, j’ai été suivie il y a quelques années pour des problèmes de dos. Pour me soulager, on m’a proposé des exercices de sophrologie. Cela a été un véritable déclic ! J’ai commencé à m’intéresser aux techniques distractives pour lutter contre la douleur. Parmi elles, des exercices de respiration pratiqués en sophrologie. Par la suite, j’ai suivi une formation pour devenir sophrologue. Dans mon métier, j’accorde beaucoup d’importance au ressenti des enfants et nouveau-nés, pour que l’hospitalisation et les soins ne soient pas vecteurs de traumatismes.

MedZine : Concrètement, comment utilisez-vous ces techniques auprès des enfants ?
Christine Harold : La sophrologie fait appel, entre autre, à l’imaginaire, pour détourner l’attention de la douleur. J’accompagne les enfants par la voix pour les aider à se projeter dans un autre univers pendant que j’effectue les soins. Être à la fois ici et ailleurs, aide à mieux accepter les gestes thérapeutiques. Le patient devient moins perceptif à la douleur. Au moment de retirer un cathéter ou un pansement par exemple, je propose à l’enfant d’imaginer un ballon, de la forme et de la couleur qu’il souhaite. Je lui demande de gonfler ce ballon. L’enfant se met alors à souffler de manière régulière. Souvent ses parents se prennent au jeu et soufflent à leur tour. Puis, sur une grande inspiration, on lâche le ballon et sur l’expiration, on retire le cathéter ou pansement. Ce genre de stratégie nous permet d’instaurer une alliance thérapeutique avec le patient et tout le monde y trouve son compte : l’enfant, ses parents et le soignant.

MedZine : Pourquoi la sophrologie est importante dans la vie de tous les jours ?
Christine Harold : C’est une discipline qui permet d’appréhender les moments de douleur ou de stress avec plus de sérénité. C’est d’ailleurs valable dans de nombreuses situations du quotidien ! Grâce à la respiration, à la visualisation d’univers imaginaire paisibles, les muscles se relâchent et on retrouve de l’énergie. C’est donc aussi un outil de prévention des dysfonctionnements physiques et psychiques. La sophrologie nous permet de nous éveiller, de prendre conscience des ressources dont on dispose, pour vivre plus en harmonie avec le monde autour de nous.

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