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Belles histoires

Cyril : médecin réanimateur engagé

Cyril Goulenok est médecin réanimateur, à l’Hôpital privé Jacques Cartier (Massy, Île-de-France). Avec son équipe, il a traversé la crise covid… Une expérience intense, dont il se souviendra longtemps.

MedZine : Pourquoi avez-vous choisi le métier de médecin réanimateur ?

Cyril : À l’origine, j’ai choisi médecine sans véritable vocation mais au fil des années, j’y ai vraiment pris goût. J’ai choisi la réanimation car j’étais fasciné par l’hypertechnologie que cela implique. Puis j’ai découvert le côté extrêmement humain de cette pratique :  même si une personne est dans le coma, une relation très forte se noue avec le patient et ses proches. En chambre de réanimation, le patient est entouré de plusieurs écrans, d’une machine pour le cœur, d’une autre pour suppléer le rein… Il est fondamental de penser la place du malade dans ce schéma.

C’est probablement l’un des plus beaux métiers qui soient. Quand on s’interroge sur la façon dont on veut se positionner dans la société, exercer comme soignant permet d’agir pour le bien commun.

MedZine : Comment avez-vous vécu la période Covid ?

C :  Comme des milliers de professionnels de santé, j’ai été en première ligne face à la pandémie. Pendant des semaines, je n’ai pensé qu’à ça : j’ai travaillé Covid, mangé Covid, dormi Covid… Ça a été un véritable tunnel.

À l’hôpital, les visites étant interdites, nous avions mis en place un système de tablettes pour que les patients restent en lien avec leurs familles. J’ai rarement été aussi ému qu’en assistant aux retrouvailles virtuelles entre les malades et leur entourage.

J’ai finalement vécu cette période de manière positive car j’ai constaté un engagement humain sans limite de la part des soignants. Cette crise nous a permis de voir que ce ne sont ni les startups, ni l’intelligence artificielle ni la technologie qui nous ont sauvés, mais bien les ressources inhérentes à l’humain : son énergie, son dévouement, sa capacité à ne pas compter ses heures en cas d’urgence, malgré la fatigue, la peur…  J’ai vraiment été impressionné et ça n’a fait que confirmer mon approche optimiste.

MedZine : Que retenez-vous de cette crise ?

: Nous avons la chance d’exercer un métier humain, qui a du sens. Mais ce qu’a montré cette crise, c’est qu’on ne pouvait rien faire tout seul. L’équipe, c’est le plus important. Infirmiers, aides-soignants, surveillants, assistants…Tout le monde a donné le meilleur de lui-même pendant l’épidémie, on a vraiment fait front tous ensemble. Alors aujourd’hui, on ne peut que souhaiter une plus grande reconnaissance de ces métiers.

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