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Sophie : la psychologie au service du bonheur

Sophie a 32 ans et travaille en tant que psychologue à l’Hôpital privé Drôme Ardèche, principalement auprès de patients en oncologie. Grâce à de petites actions simples, elle insuffle bien-être et optimiste aux patients et aux soignants. Entretien avec une professionnelle passionnée.

Comment êtes-vous devenue psychologue ?

Sophie : Très vite, j’ai su que je voulais faire un métier tourné vers l’humain. Au moment de m’orienter, ça a été comme une évidence. Je voulais aider les personnes à dépasser leurs souffrances et à en faire une force créatrice. J’ai fait 5 ans d’études en psychologie clinique. Puis j’ai continué avec un doctorat. Aujourd’hui, je continue la recherche pour améliorer le bien-être des patients, particulièrement ceux atteints de cancer. Ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est cette capacité à donner des clés de compréhension à mes patients… Voir leur soulagement à se savoir compris et constater que leur souffrance a été entendue.

La psychologie positive est très présente dans votre pratique…

Sophie : C’est exact. C’est une orientation relativement récente de la psychologie, une sorte de science du bonheur qui consiste à se demander quelles interventions sont les plus efficaces pour favoriser l’épanouissement des individus. Contrairement à la psychologie dite classique, on se concentre autant sur ce qui fonctionne que sur ce qui est déficitaire et susceptible de faire souffrir. D’ordinaire, l’humain à tendance à se focaliser sur ses émotions négatives… Alors que les émotions positives permettent de développer l’espoir, l’optimisme ou encore la confiance en soi. À travers de petites actions (comme la gratitude ou encore le fait de noter à la fin de chaque journée quelles situations agréables se sont produites), on peut modifier l’état d’esprit et renforcer le bien-être de chacun.

Quelle place pour la psychologie positive à l’hôpital ?

Sophie : Auprès de mes patients, la psychologie est un vrai plus qui vient compléter les prises en charge classiques. En fait, j’ai remarqué que les patients atteints de cancer y sont souvent réceptifs. Passé le choc de l’annonce, ils sont enclins à se focaliser sur les petits bonheurs du quotidien. Quant aux soignants, ils sont aussi réceptifs aux actions mises en place au sein de l’établissement. Suite à la crise du Covid, j’ai installé un mur de la gratitude à l’hôpital. Celui-ci a permis à chacun de se focaliser sur les expériences et émotions positives qui ont émergé au cours de ces semaines difficiles et de pouvoir les exprimer. J’ai été surprise de constater qu’en dépit du contexte anxiogène, beaucoup avaient eu l’impression de renouer avec leur vocation de soignants, de se sentir valorisés et utiles. Ils se sont beaucoup remerciés les uns les autres. J’ai été très fière qu’ils parviennent à exprimer leurs émotions avec autant de simplicité et d’optimisme !

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