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C'est déjà demain Vaincre le cancer

La reconstruction mammaire de demain

En France, on décèle un peu plus de 50 000 nouveaux cas de cancers du sein chaque année, dont un tiers conduisant à une mastectomie totale. Véritablement apparue à partir du 20e siècle[1], la chirurgie réparatrice est toujours en constante évolution. Pourtant, certaines femmes ignorent encore son existence et pour d’autres, elle ne se réduit qu’à la reconstruction par prothèse. D’autres méthodes plus naturelles existent cependant…

Mieux informer sur la reconstruction mammaire est une priorité, car suite à une mastectomie, peu de patientes sautent le pas de la chirurgie réparatrice : « 70 % des patientes ne font pas les démarches pour en bénéficier », explique Camille Ozil, chirurgienne plasticienne à la Clinique Blomet à Paris. Ce chiffre serait en partie dû à un défaut d’information auprès des patientes et c’est pourquoi, début 2019, une proposition de loi visant à mieux informer les femmes ayant subi une mastectomie a été adoptée au Sénat.

De nombreux médecins pratiquent encore de manière majoritaire la reconstruction mammaire par prothèse. Or, celle-ci ne permet ni de retrouver de sensations au toucher, ni la souplesse d’un sein naturel « Il y a un véritable travail de sensibilisation à effectuer auprès des professionnels,ajoute Vincent Hunsinger, chirurgien plastique. Car tous les ans, des techniques, qui font appel à de nouvelles méthodes et de nouvelles approches, voient le jour ».

Ces nouvelles techniques de microchirurgie permettent la reconstruction d’un sein de manière plus naturelle :

  • Le Diep[2], qui consiste en un prélèvement de peau et de graisse sur l’abdomen, présente l’avantage d’une reconstruction à partir des tissus de la patiente, tout en donnant la possibilité de reconstituer un volume important ;
  • Le PAP[3], comme pour le Diep, fonctionne grâce à un prélèvement de tissus, mais sur le haut de la face interne de la cuisse. Le lambeau est ensuite greffé sur le thorax ;
  • Le TUG[4] nécessite de prélever du muscle gracilis (adducteur qui permet la rotation interne de la hanche), situé également au sommet de la face interne de la cuisse, pour recréer le volume du sein initial.

Ces alternatives sont encore récentes, ce qui explique qu’elles ne sont pas encore pratiquées par une majorité de médecins. Le PAP, par exemple, n’a vu le jour qu’en 2012. D’où l’importance d’en informer les patientes et de leur proposer une reconstruction vraiment adaptée à leurs besoins.

Pour plus d’informations : Clinique Blomet, 75015 Paris


[1] Lire le résumé de la conférence du Dr Camille Ozil sur www.ligue-cancer.net
[2] Diep : Deep Inferior Epigastric Perforator.
[3] PAP : Profunda Artery Perforator.
[4] TUG : Transverse Upper Gracilis Flap.

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