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Traumatologie : soigner avec le plasma riche en plaquettes

Née dans les années 90, l’injection de Plasma Riche en Plaquettes (PRP), élaborée à l’issue d’une simple prise de sang, stimule la réparation tissulaire. Retour sur un outil thérapeutique qui fait des adeptes, en particulier dans la médecine du sport !

Le processus est simple : le patient se fait prélever du sang au laboratoire d’analyses grâce à une tubulure spécifique, qui évite d’endommager les plaquettes. Le médecin place ensuite le prélèvement dans une centrifugeuse qui sépare le plasma enrichi en plaquettes des autres éléments sanguins. Celui-ci est ensuite récupéré et injecté dans la zone à traiter par le médecin.

D’abord destinée à la réparation des lésions musculaires, l’injection de PRP est désormais aussi utilisée dans le cadre de lésions cartilagineuses[1] et de tendinopathies[2] résistantes aux traitements classiques. « C’est devenu une activité à part entière », souligne Pascal Maillé, traumatologue du sport à l’Hôpital privé de l’Ouest Parisien (Trappes, Île-de-France) et directeur du centre médical du Centre National du Football à Clairefontaine, qui a été témoin des avancées notables de la médecine du sport ces vingt-cinq dernières années.

Le plasma est en effet 1,5 à 4 fois plus riche en plaquettes que le sang et constitue donc une méthode prometteuse pour régénérer les tissus : « C’est une alternative supplémentaire avant d’avoir recours à la chirurgie, explique le Dr Maillé. Il s’agit d’un traitement biologique, garanti sans effet secondaire. En plus, le risque d’infection est réduit car le plasma est doté d’une activité bactériostatique naturelle. »

Deux à trois interventions de trente minutes suffisent à offrir des perspectives encourageantes : 70 à 80 % de résultats positifs sur les tendons d’Achille et rotuliens, mais aussi au niveau du genou, ainsi qu’une réduction du temps de récupération. Une technologie actuellement peu ou pas remboursée, mais qui pourrait bien se généraliser ces prochaines années, si de nouvelles études sont menées à son sujet.

Pour plus d’informations : Hôpital privé de l’Ouest Parisien, 78190 Trappes


[1] Le cartilage a de faibles propriétés cicatrisantes et peut être soumis à divers traumatismes ou pathologies. Source : inserm.fr
[2] Inflammation chronique d’un tendon.

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