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Enjeux de santé Parlons prévention

À chaque saison, son allergie

Selon l’OMS, en 2050, 50 % de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique[1]. Si cette dernière n’est pas toujours considérée comme une maladie à part entière, elle touche 34% des Français, été… comme hiver.

Rhinites, conjonctivites, asthme, démangeaisons… les allergies peuvent se manifester à tout âge et sous différentes formes. Si les plus connues sont celles provoquées par les pollens, elles peuvent l’être également par les aliments, la fourrure de certains animaux, les herbacés et les graminées. Explications avec le docteur François Jounieaux, pneumologue à l’Hôpital privé La Louvière (Hauts-de-France).

Une année propice au pollen

L’allergie au pollen se manifeste deux fois dans l’année avec une période de répit. « La première vague démarre à la fin de l’hiver avec le pollen des arbres, explique le spécialiste. Ensuite, après une courte pause, les pollens de graminées font leur apparition dès mai – juin. Ce type d’allergène disparait progressivement durant l’été ».

Et cette année, les « victimes » de la saison pollinique ne sont pas en reste… « La météo a été exceptionnellement propice pour le pollen, déclare le Dr Jounieaux. Le printemps chaud et sec a encouragé la floraison rapide. Nous avons d’ailleurs constaté une hausse des consultations cette année ». Parallèlement certaines personnes peuvent déclencher des allergies dites croisées entre des pollens et certains aliments. « Une personne allergique au pollen de bouleau pourra également être allergique aux pommes ou aux carottes par exemple. C’est un phénomène provoqué par une similarité entre les structures ».

Prévention et traitement

Dans la majorité des cas, les symptômes principaux sont une obstruction nasale, des éternuements, de la toux ou encore des démangeaisons en fond de gorge. Mais ils peuvent devenir très incommodants. « Une irritation des muqueuses ou des oppressions de la poitrine peuvent apparaitre, souligne le docteur. Deux options vont alors s’offrir aux personnes allergiques : s’en prémunir au maximum ou bien suivre un traitement de désensibilisation ».

En matière de prévention, des réflexes simples mais réguliers tels que l’aération du domicile aux heures extrêmes de la journée, la protection physique à l’aide de lunettes de soleil, chapeau ou encore le changement de vêtements dès le retour à la maison sont conseillés. On pourra également rincer, autant que nécessaire, les muqueuses à l’aide de sérum physiologique ou de spray nasal. Lorsque les symptômes de l’allergie s’intensifient, des antihistaminiques ou des anti-inflammatoires pourront être prescrits. En dernier recours, la désensibilisation peut être proposée.  « Si le patient est allergique aux pollens, nous allons lui en administrer par voie sublinguale, de petites quantités environ 3 mois avant la grosse période pollinique et cela jusqu’à la fin de celle-ci, précise de Dr Jounieaux. Nous faisons ensuite un bilan à l’issue de cette première saison test et ce processus peut être renouvelé durant 3 à 5 ans, jusqu’à obtention de résultats pérennes ».

En attendant de trouver des solutions aux inconfortables symptômes de l’allergie, la prévention est de mise. N’hésitez pas à consulter la carte de vigilance des zones à risque pollinique régulièrement mise à jour et disponible sur le site https://www.pollens.fr/


[1] https://asthme-allergies.org/faits-chiffres-comprendre-lallergie/

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