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Enjeux de santé

Coronavirus : une cellule éthique à la clinique

Avec la crise sanitaire, hôpitaux et cliniques ont fait face à des situations souvent difficiles. Pour accompagner les soignants, mais aussi les patients et leurs familles, certains établissements ont formé des « cellules éthiques ». Ces groupes de réflexion et de soutien ont travaillé sur les questions soulevées par le covid-19, comme à la Clinique de la Sauvegarde de Lyon (Auvergne-Rhône-Alpes).

Prendre en charge les patients covid et non-covid dans le respect de l’humain… C’est toute l’ambition de la cellule éthique. Modalités d’accueil des patients, appréhension de la fin de vie, rapport aux familles et préservation des soignants ont ainsi été abordés.

Porter un regard éthique sur chaque situation

« Notre premier rôle a été d’amener une réflexion globale sur la prise en charge au sein de la clinique », explique Sophie Kropacz. Elle est psychologue-clinicienne et membre de la cellule de l’établissement.Il a donc fallu repenser la prise en charge des patients en cas d’afflux massif.

Une fiche d’aide à la décision pour l’accueil des patients covid et non-covid a donc été produite à destination des médecins urgentistes et réanimateurs. Elle détaille plusieurs critères permettant d’orienter les demandes afin d’utiliser les ressources de l’établissement de manière optimale : volonté du patient, caractère de gravité, autonomie, pathologies et traitements associés, etc.

Chaque prise en charge a donné lieu à une concertation collégiale « pour rassurer les médecins et soignants et faire en sorte qu’aucune décision ne soit de la responsabilité d’un seul individu ».

Entourer les patients et leurs familles

Dans cet établissement, toute visite a été interdite dans le secteur covid jusqu’à fin avril. Pour maintenir le lien, l’équipe soignante a donc organisé des appels vidéo via des tablettes.

La cellule éthique a aussi eu un rôle à jouer sur la question de la fin de vie. « En cas de décès du covid, la famille n’était pas autorisée à se recueillir auprès de son proche. Nous avons donc décidé de prendre une photo du défunt et de la proposer aux familles. Elles ont accepté de la recevoir dans 80 % des cas ».

Les membres de la cellule sont ensuite restés en contact avec les proches. Une écoute et une bienveillance bienvenues pour soulager les familles.

Soutenir les équipes

Au début de la crise, une bande-dessinée, écrite par Sophie Kropacz et illustrée par Mathieu Labbe a été mise à disposition des collaborateurs pour les aider à aborder le coronavirus en famille.  « Nous avons également mis au point des permanences téléphoniques de soutien psychologique et des ateliers dédiés au bien-être des équipes ».

Sophrologues, psychologues et hypnothérapeutes bénévoles se tiennent à disposition du personnel pour les aider à traverser cette période plus sereinement.

Des initiatives pour remettre l’humain au centre des préoccupations, en cette période trouble.

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