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Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : pourquoi et pour qui ?

Le cancer du col de l’utérus est la 12e forme de cancer la plus répandue chez les femmes. On en détecte 2 800 nouveaux cas chaque année. Depuis 2006, un vaccin existe pour s’en prémunir. Réservé jusqu’à présent aux jeunes femmes, il sera également proposé aux jeunes hommes à partir du 1er janvier 2021.

Le cancer du col de l’utérus est majoritairement causé par une infection persistante au papillomavirus humain (HPV), sexuellement transmissible. Une fois installé à certains endroits du corps, dont le col de l’utérus chez les femmes, il est responsable du développement de lésions précancéreuses.

Des recommandations qui évoluent

Depuis 2006, le recours à la vaccination contre le cancer du col de l’utérus fait partie des mesures nationales de dépistage organisé. Le vaccin est proposé aux jeunes filles de 11 à 14 ans ou aux jeunes femmes jusqu’à 19 ans révolus.

À partir du 1er janvier 2021, les recommandations concerneront aussi les garçons. « C’est un pas en avant car l’ensemble de la population sexuellement active a des chances d’être en contact avec l’une des vingt formes que présente le HPV, qui concerne toutes les pratiques sexuelles, explique le Dr Simon Ducoulombier, gynécologue-obstétricien à l’Hôpital privé Jean Mermoz de Lyon. De plus, le papillomavirus n’est pas seulement responsable de cancers du col de l’utérus, qui ne représente que 50 % des cas, mais également d’autres cancers : ORL, vagin, pénis, etc. Il est donc très important de s’en protéger ! »

Premier vaccin contre le cancer

« Le vaccin est très efficace. En effet, son efficacité est proche de 100 % sur les souches ciblées, précise le Dr Ducoulombier. C’est, à ce jour, le seul vaccin qui existe pour se protéger du cancer. Avoir le réflexe de se faire vacciner, c’est un moyen de contribuer à réduire le nombre de cancers d’ici une vingtaine d’années. »

Attention toutefois : le vaccin ne dispense pas d’une surveillance régulière ! Pour rappel, les recommandations en matière de dépistage préconisent un premier frottis chez les femmes à l’âge de 25 ans, un 2e à 26 ans, un autre trois ans plus tard puis tous les cinq ans après 30 ans, jusqu’à l’âge de 65 ans.

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