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Enjeux de santé Happy parents

Covid-19 : un homme « sage » pour rassurer les futures mamans

Adrien Devillers est sage-femme (maïeuticien) depuis 7 ans à l’Hôpital privé Villeneuve d’Ascq (59). Il nous raconte ce qui a été mis en place au sein de la maternité pour assurer la sécurité des soins et rassurer les futures mamans pendant cette période d’épidémie.

En cette période de crise sanitaire due au Covid-19, quelles sont les répercussions sur votre quotidien à la maternité ?

Tout d’abord, la sécurité est renforcée et les entrées et sorties de l’hôpital s’effectuent sous surveillance. Habituellement, il y a une entrée spécifique pour le personnel, à présent, nous passons tous par une seule et même porte principale. Nous nous désinfectons les mains, faisons contrôler notre température et notre inscription sur le registre est vérifiée.
Un second circuit a également été mis en place pour que tous les patients se rendant à l’hôpital pour une suspicion de Covid-19 ne croisent pas d’autres patients. Une désinfection complète des lieux est réalisée après leur passage, selon un protocole précis. 

Comment gérez-vous l’angoisse de vos patientes face à cette situation inhabituelle ?

L’actualité suscite beaucoup d’angoisse chez les patientes, ce que je peux comprendre. De ce fait, elles viennent en consultation à la moindre inquiétude… Dans la majorité des cas, nous les rassurons, réalisons quelques examens rapides et leur conseillons du repos. Dans certains cas, nous les orientons vers un laboratoire pour réaliser un dépistage du Covid-19. Par ailleurs, la psychologue de l’établissement se tient à leur disposition.
Enfin, nous avons renforcé notre communication afin de rassurer au maximum tous les patients, comme les équipes soignantes.

On entend que dans certains établissements, le père ne peut assister à l’accouchement et/ou être présent en suites de couches. Qu’en est-il à l’Hôpital privé Villeneuve d’Ascq ?

Dans notre maternité, la présence du père en salle de naissance et pendant le séjour est autorisée mais en suivant certaines directives strictes.
Par exemple, si la maman vient pour une consultation, une hospitalisation pour un suivi avant la naissance ou encore pour une surveillance accrue, le papa ne peut pas être avec elle.
En revanche, il peut être présent pour l’hospitalisation en vue de l’accouchement. Il lui faudra alors rester sur place jusqu’à la fin du séjour de la maman, 3 ou 4 jours plus tard.
Nous devons en effet limiter au maximum les allers et retours au sein de l’établissement, c’est aussi la raison pour laquelle les visites dans tous les autres services sont interdites.

Quels sont les changements qui concernent directement les équipes ?

Pour nous, le port du masque et des gants est obligatoire, tout comme le respect des règles d’asepsie pour chaque geste réalisé sur les patientes. Pour les accouchements, nous avons des blouses stériles à usage unique. Côté masques chirurgicaux, nous n’avons pas de pénurie pour le moment, mais restons vigilants.
Par ailleurs, sur arrêté territorial, les femmes enceintes et les personnes qui ont des pathologies fragilisantes n’ont plus le droit de travailler. Mais nous avons pu nous organiser en nous répartissant les gardes des collègues momentanément absents.

D’une manière générale, les équipes se sentent en sécurité. La communication est bien assurée, les protocoles sont renforcés et chaque parcours patient est balisé.

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