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Dépression maternelle : un trouble à prendre au sérieux

13% des femmes déclarent souffrir de troubles dépressifs pendant la grossesse ou après l’accouchement. Contrairement au baby blues qui survient après la naissance et qui se dissipe habituellement en quelques jours, la dépression maternelle est plus tenace et doit être prise en charge rapidement. Pour mieux la dépister, un outil d’évaluation du risque de dépression a été mis au point pour les futures et jeunes mères : le questionnaire d’Edimbourg.

La dépression maternelle (ou dépression périnatale) peut intervenir pendant la grossesse ou après l’accouchement, et concerne 10 à 20 % des femmes. Elle se manifeste par une fatigue intense, une difficulté à faire face aux évènements, un sentiment d’inutilité, ce qui engendre perte d’estime de soi et sentiment de culpabilité… C’est une épreuve pour les jeunes parents ! Celle-ci peut durer plusieurs mois et n’est pas sans conséquences pour l’enfant, dont le développement cognitif peut souffrir de l’altération du lien mère-enfant pendant cette période.

Un questionnaire pour dépister la dépression

C’est pour pallier ce risque que certains établissements, à l’image de la maternité de l’Hôpital privé de Seine-Saint-Denis (Le Blanc-Mesnil, Île-de-France), utilisent désormais un outil de dépistage des dépressions maternelles.
Celui-ci fonctionne grâce à un questionnaire appelé le « questionnaire d’Edimbourg », ou échelle EPDS (pour Edinburgh Postnatal Depression Scale), questionnaire d’auto-évaluation à remplir en moins de 5 minutes.

Le test se compose de 10 questions donnant lieu à quatre réponses possibles, cotées de 0 à 3 par ordre croissant. « Vous sentez-vous dépassée par les évènements ? », « Vous sentez-vous préoccupée sans raison valable » ou encore « Avez-vous eu l’idée de vous faire du mal ? » sont parmi les questions qui constituent ce test. Le résultat de ce questionnaire donne un score final sur 30 et les patientes dont le score est supérieur à 10,5 se voient proposer une prise en charge psychologique adaptée.

Rompre l’isolement, libérer la parole et déculpabiliser les futures et les jeunes mères, tels sont les leviers que ce test permet d’actionner, pour limiter l’impact de la dépression maternelle sur la mère et le nouveau-né !

 

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