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Médecine du futur

Tumeurs cérébrales : comprendre la métastatisation des cancers du sein et du poumon

Une personne sur cinq, atteinte d’un cancer primitif, va développer une métastase cérébrale, diminuant drastiquement la médiane de survie globale. A ce jour, il existe peu de connaissances des mécanismes génétiques qui engendrent ces métastases. Avec son équipe, le Professeur Metellus, neurochirurgien à l’Hôpital privé Clairval (Marseille, Provence-Alpes-Côte d’Azur), tente de comprendre cette oncogenèse grâce à une étude rétrospective monocentrique. Des mécanismes, notamment génétiques, en cause dans le développement métastatique, ont d’ores et déjà été identifiés.

L’IRM cérébrale est aujourd’hui utilisée de manière courante pour le diagnostic de métastases cérébrales. Cependant, la compréhension des mécanismes physiopathologiques amenant la cellule tumorale primitive à induire une métastase est pour l’instant insuffisante, entraînant un manque de thérapie ciblée sur un récepteur ou mécanisme spécifique de la tumeur.

Les mécanismes en cause dans le développement d’une métastase

À travers une étude rétrospective, le professeur Metellus, neurochirurgien à l’Hôpital privé Clairval et investigateur principal de cette étude, a donc voulu établir un profil génétique prédictif de la survenue des métastases cérébrales chez des personnes atteintes d’un cancer du sein ou du poumon. Il a recherché des voies de signalisation potentielles à l’origine de cette progression. « Les voies de signalisation cellulaire représentent une séquence d’étapes dans la transmission des messages à l’intérieur d’une cellule. Ces informations contrôlent de nombreuses fonctions cellulaires telles que la division, la mort cellulaire et l’activation ou la désactivation de certains gènes », explique le Professeur Metellus. « L’identification de potentielles voies de signalisation, intervenant dans l’oncogenèse métastatique, permettrait d’influer sur le développement des métastases cérébrales ».

Cette étude se propose également de comparer les caractéristiques phénotypiques moléculaires des métastases cérébrales avec celles de la tumeur primitive et d’analyser la réponse aux différents traitements (radiothérapie, chimiothérapie) en fonction de ces phénotypes moléculaires.

Des bénéfices pour le patient

« Cette étude nous aidera à mieux caractériser l’oncogenèse des métastases cérébrales (c’est-à-dire la conversion des cellules tumorales en métastases) et donc à identifier à terme de nouvelles cibles thérapeutiques. Cela permettra donc de développer une médecine « personnalisée » pour cette population de patients, et peut-être d’augmenter un peu plus la médiane de survie. Nous avons donc avec l’équipe de recherche pu obtenir des résultats prometteurs, notamment sur les voies de signalisation ».

Cette recherche est la première à s’intéresser au développement des voies de signalisation en cause dans la progression métastatique. Elle permettra la création d’une banque de données qui serviront à d’autres travaux dits « translationnels », dont les objectifs sont des mises en application pratique de ces informations fondamentales.

 

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