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Lutte contre le VIH et les IST : une prévention désormais diversifiée grâce à la PrEP

Contrairement à de nombreuses idées reçues, l’épidémie de VIH n’est pas terminée. Chaque année, près de 6 000 personnes sont contaminées et on estime à 25 000 le nombre de personnes atteintes sans le savoir. Des chiffres qui encouragent sans cesse à poursuivre la lutte contre le Sida, une lutte fortement renforcée avec l’arrivée de la PrEP[1] : un traitement hautement fiable pour se protéger du VIH à travers une prescription médicamenteuse.

Depuis trois ans, la PrEP fait partie des moyens les plus efficaces et faciles à mettre en place pour lutter contre la propagation du VIH. Pouvant être prescrit par un médecin généraliste de manière ponctuelle, ce traitement sera recommandé dans les cas où une potentielle exposition au VIH est soupçonnée ou avérée. Le Dr Pierre-André Becherel est le chef du service de dermatologie de l’Hôpital privé d’Antony (Île-de-France). Il rappelle l’importance d’une prévention diversifiée contre le VIH et les IST.

La PrEP, un traitement préventif reconnu

Le spécialiste est formel sur le sujet : « La PrEP est un moyen majeur de lutter contre une infection au VIH. C’est un traitement essentiel à prescrire aux populations à risque, d’autant plus qu’il est remboursé par la Sécurité sociale. » Un patient peut tout à fait prendre rendez-vous avec son médecin traitant et demander la prescription de la PrEP à des fins de prévention. Ce traitement pourra être pris le jour d’une suspicion de contamination et durant les quelques jours suivants, cela de manière ponctuelle ou continue sur plusieurs mois. « La PrEP va permettre de bloquer totalement l’entrée potentielle du virus dans l’organisme du patient. »

Bien qu’efficace, la PrEP est encore peu connue en France. « À titre d’exemple, à San Francisco, la PrEP est très répandue et a permis de bloquer la contamination au VIH. Bien utilisé, ce traitement réalise de bons résultats. » Cette année, une campagne nationale de communication plus conséquente permettra de lever le voile sur la PrEP, notamment à travers les actions des établissements de santé, de l’association Aides et du ministère de la Santé.

Le préservatif, seul rempart contre les IST

L’efficacité de la PrEP ne doit cependant pas se substituer à l’utilisation du préservatif, unique rempart contre les IST. « Si ces dernières peuvent sembler moins graves que l’infection au VIH, elles restent cependant dangereuses pour la santé, notamment en cas de non-prise en charge », explique le Dr Becherel. En effet, force est de constater un relâchement du côté de la prévention des IST, avec une recrudescence d’autres infections comme la gonorrhée, les condylomes (liés au papillomavirus), la chlamydia ou encore la syphilis.

Il reste donc primordial de se prémunir contre les IST. « Cela passera notamment par l’utilisation de préservatifs, la vaccination, le dépistage régulier des IST et enfin l’utilisation de moyens de contraception pour éviter toute grossesse non désirée. »  Dans tous les cas, le spécialiste rappelle que la PrEP doit être accompagnée d’un suivi renforcé et individualisé de santé sexuelle des patients.

[1]Pre-Exposure Prophylaxis en anglais, prophylaxie (éviter une infection) de pré-exposition : le traitement doit se prendre avant (et après) un éventuel contact avec le VIH.

 

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