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Parlons prévention

Un été sans tiques

Avec le retour des beaux jours, randonnées et promenades en forêts font le bonheur de tous. Mais c’est sans compter sur la présence des tiques, qui, lorsqu’elles piquent, peuvent transmettre des maladies. Retour sur les bons réflexes à adopter face à ces arachnidés [1] avec le docteur Jean-Charles Gagnard, infectiologue à l’Hôpital privé d’Antony (Île-de-France).

Présentes sur l’ensemble du territoire français, les tiques vivent dans les herbes, les arbres et les feuillages. Pour ne pas en être victime, la vigilance est de mise … surtout en cas de piqûre !

Garder l’œil ouvert

 « Se laissant généralement tomber des arbres et hautes herbes, les tiques se glissent sous les vêtements et sous les élastiques des sous-vêtements, aimant trouver refuge dans les zones humides et protégées du corps telles que les aisselles, le cou, les cheveux ou l’aine », explique le Dr Gagnard.

Une fois en contact avec l’épiderme, la tique se fixe sur la peau pour se gorger de sang pendant plusieurs jours avant de se décrocher. « Les bracelets ultrasons et autres répulsifs n’ont aucune efficacité, il faut donc porter une protection par des vêtements amples et couvrants …même si l’été nous invite à baisser la garde. Les piqûres étant indolores, un seul mot d’ordre pour les débusquer : inspection générale après balades, randonnées, promenades en foret. »

Si l’on constate la présence d’une tique sur la peau, il est déconseillé de la retirer avec les doigts ou même une pince à épiler. « L’utilisation d’un tire-tique est le seul moyen efficace pour retirer proprement la tique, y compris sa tête ». En effet, laisser la tête sous la peau peut provoquer une inflammation ou une infection. De même, un geste délicat est nécessaire pour ne pas presser l’abdomen de l’arachnidé. « Dans le cas contraire, la tique peut, en régurgitant le sang ingéré, transmettre des bactéries. ».

Ne pas sous-estimer les risques

 « Le danger que représente les tiques reste marginal, précise le Dr Gagnard. Elles restent généralement moins de 24 heures sous la peau, ce qui limite le risque de transmission de bactéries. Pour autant, il faut rester vigilant ».

Après une piqûre, on surveille avec attention la lésion provoquée par la tique. Si autour de la zone piquée, une rougeur de la taille d’une pièce de deux euros apparaît et persiste pendant deux à trois semaines, il faut consulter. « La tique peut transmettre la « Borrelia », une bactérie responsable de la Maladie de Lyme, les tiques peuvent transmettre d’autres bactéries (Anaplasma, rickettsie, Francisella tularensis…) virus ou parasites (Babesia…). Il est donc nécessaire d’être prudent et de faire appel à des professionnels au moindre doute. »
Des précautions à garder en tête cet été…

Pour en savoir plus sur les recherches à propos de la maladie de Lyme :
https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/spilf/communiques/2016-spilf-edito-lyme.pdf

 

[1] Invertébrés de la classe Arachnida, qui comprend les araignées, les scorpions, les tiques et autres acariens.


À retenir :
  • En forêt ou à la campagne, porter autant que possible des vêtements amples et couvrants.
  • Après une excursion dans la nature, on inspecte scrupuleusement chaque partie de son corps pour s’assurer qu’aucune tique n’a élu domicile sur notre peau.
  • Si une tique est identifiée, ne la retirer qu’au moyen d’un tire-tique, le plus délicatement possible.
  • Surveiller la lésion provoquée par la piqûre pendant les deux à trois semaines qui suivent.
  • Consulter un médecin en cas de lésion persistante, si la rougeur dépasse la taille d’une pièce de 2 euros ou en cas d’apparition de symptômes.

 

 

 

 

 

 

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